Échouer vite pour réussir vite
Échouer vite pour réussir vite

Échouer vite pour réussir vite

Imaginez : vous passez un entretien d’embauche

Au lieu de débiter un parcours sans failles, vous racontez aussi vous avez échouer dans une partie de votre vie : une expérience chaotique qui vous a beaucoup appris. Un trou dans le cv que vous assumez. Un concours raté. Et, plutôt que de vous regarder de travers, votre interlocuteur se montre enthousiaste devant ce parcours riche qui vous a permis d’apprendre de vos réussites comme de vos échecs.

Soyons honnêtes : ce jour n’est pas encore arrivé. L’échec, et notamment dans l’entreprise, reste souvent tabou. Et d’abord parce que derrière le mot d’échec se cache différentes réalités.

Est-ce que Thomas Edison était à blâmer ? L’inventeur de l’ampoule électrique a dû s’y reprendre des milliers de fois avant de trouver la bonne formule. Mais, comme il le disait lui-même : « je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 solutions qui ne marchaient pas ».

Ron Ashkenas, auteur spécialisé dans la conduite du changement, le démontre : oui, il y a des « échecs coupables », ceux qui sont dus aux négligences humaines, au manque de travail, à l’absence délibérée de partage d’information.

A côté de ces échecs imputables à nos manquements, il y a des échecs glorieux et enthousiasmants, et notamment ceux qui sont liés à l’innovation. On ne perd jamais mais on apprend toujours car on découvre de nouvelles leçons et méthodes pour améliorer la prochaine fois.

La seule chose qui compte : comprendre pourquoi un projet a raté. Problème d’organisation ? De mise sur le marché ? De biais de sur-confiance ? Il ne s’agit pas de vanter l’auto-flagellation. Mais de s’interroger en profondeur pour apprendre de ses erreurs.

Or, dans les faits, nous les entreprises, ignorons trop souvent les raisons profondes d’un échec. Il est facile d’incriminer les équipes, d’évoquer « un marché qui n’était pas mûr pour cette innovation », puis de passer à autre chose… en répétant les mêmes erreurs. Et les « post mortems » que nous faisons sont souvent trop superficiels, sans aller au fond de la raison de chaque cause d’erreur.

 

Apprendre à échouer plus vite

Amy Edmonson, une universitaire américaine qui a énormément travaillé sur les questions de leadership et d’échec, prône une réponse radicale à mettre en place dans les entreprises : « échouer vite pour réussir vite ».

Et pour échouer vite, il est indispensable de passer à l’action tôt et d’avoir en amont une culture d’entreprise adaptée : Amy Edmonson prône la « fearless organization », et regrette la culture du blâme.

Parmi les maitres mots : la confiance mutuelle. De nombreux projets ratent parce que la parole est verrouillée, la hiérarchie sclérosante :

Est-il toujours possible pour un junior de contester positivement la direction prise par son management ?

Est-ce que dans les réunions, le chef de projet accepte de parler en dernier ?

A-t-on le droit de dire tout haut «je ne comprends pas », sans passer pour un idiot ?

Est-ce que la critique est vue comme un moyen de progresser collectivement ou comme une attaque personnelle ?

Derrière ces questions, en apparence simple, c’est souvent une révolution des cultures qu’il faut engager. Ce dont je suis persuadée, c’est que cette révolution ne peut être menée que sur le temps long mais qu’elle commence dès le tout premier jour et qu’elle doit être impulsée par toute l’entreprise, équipes dirigeantes en tête. (article original)

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